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Coup d'œil sur le 4e Rapport international du CIPC

Auteur(s) : CIPC


Le CIPC lancera, cet automne son 4e Rapport international. Celui-ci met l'accent sur la migration croissante des personnes et son impact sur les communautés urbaines locales. Il traite également d'une série de sous-thèmes connexes, tels que: le mouvement des peuples autochtones vers les zones urbaines, la traite des êtres humains et sa manifestation locale et la violence conjugale (contre les femmes). Voici quelques faits saillants du thème principal sur la migration.


Criminalisation de la migration

Il existe chez les analystes un certain consensus selon lequel depuis la fin des années quatre-vingt-dix un processus de criminalisation a commencé autour de la question migratoire dans les pays du nord, notamment concernant les irréguliers. Cette criminalisation a suivi deux trajectoires : d’une part, la transformation législative de l’immigration, notamment celle des irréguliers, d’une faute administrative à un délit à proprement parler ; et d’autre part, l’association fréquente dans le débat public entre les immigrants et la délinquance, c’est-à-dire, la perception que les immigrants commettent davantage de délits que la population nationale.


Cependant, plusieurs études actuelles utilisant de nouvelles méthodologies qui démontrent que la migration n’augmente pas les crimes dans les pays de destination, mas qu’elle peut le réduire, viennent contredire cette deuxième trajectoire. Tout cela amène les chercheurs à penser que l’immigration, contrairement à ce que le discours officiel et les médias laissent entendre, a un effet revitalisant et protecteur sur les quartiers et les villes où les migrants arrivent.Lorsque les étrangers s’installent dans un quartier, ils fortifient les rapports sociaux au sein de la communauté et l’économie locale, aident à développer des institutions communautaires comme les églises, les écoles et les organisations centrées sur les immigrants, ce qui permet de renforcer le control social et en conséquence de réduire le crime.

Plus d’information dans notre prochain rapport international.

Dix articles scientifiques que vous ne pouvez pas manquer à ce sujet :

  1. Koper, C. S., Guterbock, T. M., Woods, D. J., Taylor, B., & Carter, T. J. (2013). The Effects of Local Immigration Enforcement on Crime and Disorder. Criminology & Public Policy, 12(2), 239–276.
  2. Kubrin, C. E., & Ousey, G. C. (2009). Immigration and homicide in urban America: what’s the connection? In Sociology of Crime Law and Deviance (Vol. 13, pp. 17–32).
  3. Lee, M. T., & Martinez, R. (2009). Immigration reduces crime: an emerging scholarly consensus. In Sociology of Crime Law and Deviance (Vol. 13, pp. 3–16).
  4. Lyons, C., Velez, M., & Santoro, W. A. (2013). Neighborhood Immigration, Violence, and City-Level Immigrant Political Opportunities. American Sociological Review, 78(4), 604–632.
  5. MacDonald, J. M., Hipp, J. R., & Gill, C. (2013). The effects of immigrant concentration on changes in neighborhood crime rates. Journal of Quantitative Criminology, 1–25.
  6. Martinez, R., Stowell, J. I., & Lee, M. T. (2010). Immigration and crime in an era of transformation: a longitudinal analysis of homicides in San Diego neighborhoods, 1980–2000*. Criminology, 48(3), 797–829.
  7. Palidda, S. (2009). Criminalisation et Victimisation des Migrants en Europe. Consulté à l’adresse http://lodel.irevues.inist.fr/crimprev/docannexe/file/157/crimprevinfo22_wp3_palidda_vf.pdf
  8. Sampson, R. J. (2008). Rethinking crime and immigration. Contexts, 7(1), 28–33.
  9. Vaughn, M. G., Salas-Wright, C. P., DeLisi, M., & Maynard, B. R. (2013). The immigrant paradox: immigrants are less antisocial than native-born Americans. Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology.
  10. Zatz, M. S., & Smith, H. (2012). Immigration, Crime, and Victimization: Rhetoric and Reality. Annual Review of Law and Social Science, 8(1), 141–159.





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